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5 choses que vous ignoriez sur les caries

28La carie dentaire est l’un des problèmes de santé les plus répandus, chez les enfants comme chez les adultes. Pourtant, plusieurs aspects de son développement demeurent méconnus du grand public. Bien plus complexe qu’un simple « trou dans la dent », la carie résulte d’un ensemble de facteurs liés à l’alimentation, aux bactéries buccales, à l’hygiène, et même à la biologie propre à chaque personne. Voici cinq faits surprenants qui pourraient bien changer votre façon de voir (et de prévenir) la carie.

  1. Les caries ne sont pas causées par le sucre… mais par les bactéries qui l’utilisent

Le sucre est souvent pointé du doigt, mais ce n’est pas lui qui attaque directement les dents. Ce sont plutôt les bactéries naturellement présentes dans la plaque dentaire qui s’en nourrissent. En digérant les sucres, elles produisent des acides capables de déminéraliser l’émail. Plus souvent la bouche est exposée à ces acides, plus la carie progresse.

Ce n’est donc pas seulement la quantité de sucre qui compte, mais surtout la fréquence de consommation et le temps pendant lequel les dents restent exposées aux acides.

  1. Une carie peut se développer sans douleur

Contrairement à une idée répandue, la douleur n’est pas un symptôme précoce de carie. Tant que la lésion reste dans l’émail ou dans les couches superficielles de la dentine, elle peut passer complètement inaperçue. La douleur apparaît généralement lorsqu’elle se rapproche de la pulpe, où se trouvent les nerfs.

C’est pourquoi une carie peut progresser longtemps avant d’être remarquée.
Les examens dentaires réguliers permettent justement de détecter les caries avant qu’elles ne causent de l’inconfort ou nécessitent un traitement plus invasif.

  1. Les aliments salés à base d’amidon peuvent être aussi cariogènes que les aliments sucrés

On associe spontanément la carie aux bonbons et aux boissons sucrées, mais certains aliments salés peuvent poser autant de risques. Chips, craquelins, pain blanc, frites et autres collations riches en amidon se transforment rapidement en sucres simples sous l’action de la salive.
De plus, leur texture collante fait en sorte qu’ils restent coincés entre les dents ou sur les surfaces de mastication. Ils alimentent donc les bactéries cariogènes pendant de longues minutes — parfois plus longtemps que les bonbons eux-mêmes.

C’est un fait surprenant : un bol de chips attaque souvent plus l’émail qu’un carré de chocolat, simplement parce qu’il reste collé aux dents plus longtemps.

  1. Une carie peut être stoppée ou ralentie à son tout début

Une carie débutante n’est pas forcément irréversible. Lorsqu’elle se manifeste sous forme de taches blanches de déminéralisation, il est parfois possible de reminéraliser l’émail grâce au fluor, à une meilleure routine d’hygiène ou à des recommandations adaptées de votre dentiste.
Plus on intervient tôt, plus on a de chances d’éviter la restauration.

C’est pourquoi la prévention constitue la meilleure défense : une surveillance régulière et de bons soins à la maison peuvent empêcher une petite lésion de devenir un problème plus sérieux.

  1. La génétique, la salive et la forme des dents influencent aussi le risque de carie

Certaines personnes semblent développer des caries plus facilement que d’autres, même avec une hygiène correcte. Plusieurs facteurs biologiques peuvent expliquer cette différence :

  • Un émail naturellement plus mince ;
  • Une salive moins abondante ou moins protectrice ;
  • Des sillons profonds où la plaque s’accumule facilement ;
  • Une composition bactérienne différente ;
  • La prise de certains médicaments qui assèchent la bouche.

En d’autres mots, la carie ne résulte pas uniquement des habitudes alimentaires ou d’hygiène : votre bouche a son propre terrain, qu’il faut apprendre à connaître pour mieux la protéger.

En résumé…

La carie dentaire est un phénomène multifactoriel, influencé par la biologie, l’alimentation, l’hygiène et les habitudes quotidiennes. Mieux comprendre comment elle se développe permet d’adopter des stratégies plus efficaces pour la prévenir. Si vous avez des questions sur votre risque personnel ou sur la meilleure routine à adopter, n’hésitez pas à en discuter avec votre dentiste : chaque sourire a ses propres besoins.

 

Dre Linda Le
Dentiste généraliste
Propriétaire de la Clinique Don Quichotte, cette diplômée de la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal s’implique depuis plus de 20 auprès de ses patients de L’Île-Perrot. Au fil de sa pratique et de ses formations continues, Dre Le a su développer une expertise variée, au sujet notamment de l’implantologie et de la technologie CEREC.
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